Quel statut juridique pour un freelance ?

24 juillet 2019

Vous avez décidé de vous lancer en indépendant (free-lance ou consultant) mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? En effet, il va vous falloir opter pour un statut parmi ceux existants. Le choix peut être cornélien pour les novices en la matière. Retenez que vous devez prendre en compte : 

  • la simplicité de création de votre statut,
  • les frais engendrés,
  • la responsabilité que vous voulez prendre en charge,
  • le régime social auquel vous voulez appartenir,
  • et les démarches de gestion administrative et de fiscalité que vous êtes prêt à entreprendre.

D’après un sondage mené par OpinionWay pour l’UAE, 56% des personnes qui se sont lancées en freelance en 2018 ont créé un statut auto-entrepreneur et 43% une société. Toutefois, au moment de comparer, ne pensez pas qu’au présent mais aussi à la croissance que vous espérez pour votre entreprise. Bien sûr, il est tout à fait possible de changer de statut en cours de route. Toutefois, cela risque de vous compliquer un  peu la tâche et d’engendrer des frais.

Voici désormais un descriptif des principaux statuts que vous pouvez envisager au moment de vous lancer en freelance. Après avoir étudié chacun de ces critères, vous saurez quel statut est le plus approprié à votre cas personnel.  Si vous vous sentez perdu, n’hésitez donc pas à demander conseil à des professionnels sur les avantages et les inconvénients des différents statuts. En effet, c’est un choix qui doit se faire par rapport à votre situation et à vos ambitions.

L’entreprise individuelle ou régime d’auto-entrepreneur

Les avantages :

-Les formalités administratives sont très simples pour se créer en auto-entrepreneur. Vous pourrez commencer à exercer votre activité en peu de temps. 

-Créer son statut d’auto-entrepreneur demande seulement de payer les frais de greffe, inférieurs à cent euros.
-Vous serez affilié au régime social des indépendants dès la création de votre statut.

-Ce statut est idéal pour tester une nouvelle activité sans prendre trop d’engagements. De plus, vous pouvez cumuler plusieurs activités en même temps (exemple : graphiste + développeur, dessinateur + auteur…)

-Le calcul de vos charges et impôts se fait directement sur votre chiffre d’affaires

Les inconvénients : 

-Votre patrimoine personnel est impliqué dans la création de votre entreprise. Cela signifie que vos biens peuvent être saisis si votre société fait faillite.

-Vous ne pouvez pas vous verser de dividendes

-Votre chiffre d’affaires annuel est plafonné

-Vous ne pouvez prétendre à aucune déduction des charges (loyer, frais, équipement…)

L’EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée)

Les avantages :

-Ce statut est simple à créer et offre une certaine souplesse administrative. 

-Il faut payer uniquement les frais de greffe au moment de l’inscription.

-Votre patrimoine personnel est protégé en cas de difficultés rencontrées par votre société. Seuls vos biens professionnels sont susceptibles d’être saisis.

-Les formalités sont simples en cas de cessation d’activité.

Les inconvénients : 

-Votre responsabilité est engagée en ce qui concerne votre entreprise.

-Vous aurez sûrement besoin d’un comptable pour gérer vos finances.

L’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée)

Les avantages :

-Votre patrimoine personnel est à l’abri.

-Vous pouvez vous associer à plusieurs ou faire appel à des prestataires externes.

-Votre entreprise peut afficher une forte croissance sans complications administratives.

Les inconvénients : 

-Les formalités de création de l’entreprise sont complexes et prennent du temps.

-Il vous faudra prévoir des frais pour les annonces légales, pour le greffe et pour les honoraires du professionnel mandaté pour gérer la société.

-Un comptable est nécessaire.

-Les formalités de cessation d’activité prennent du temps et coûtent cher.

La SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle)

Les avantages :

-Votre entreprise est libre de se développer sans limites.

-Vos dividendes ne sont pas soumis aux cotisations sociales.

-Votre patrimoine personnel est séparé de votre activité professionnelle (sauf si vous avez commis des fautes lourdes de gestion en votre qualité de président).

-Vous pouvez opter pendant les cinq premières années pour l’imposition directe des bénéfices à votre nom.

Les inconvénients :

-Les formalités de création de l’entreprise sont complexes et prennent du temps.

-Vous devez créer des bulletins de salaire si vous vous rémunérez.

-Il vous faudra prévoir des frais pour les annonces légales, pour le greffe et pour les honoraires du professionnel mandaté pour gérer la société.

-Il est impossible d’opter pour le régime de micro-entrepreneur en même temps.

-Un comptable est nécessaire.

-Les formalités de cessation d’activité prennent du temps et coûtent cher.

-Vous devrez repasser au régime de sécurité générale si vous vous versez un salaire.

Le portage salarial

Citons maintenant le cas un peu particulier du portage salarial. Vous êtes embauché en tant que freelance par une société de portage salarial. Cette dernière se charge de vous rémunérer et est tenue de vous fournir des bulletins de salaire. Cependant, elle prélève une commission sur la facturation des missions que vous exécutez pour le compte des clients. C’est tout de même une solution intéressante pour ceux qui sont un peu frileux à l’idée de se lancer à leur compte. En effet, vous conserverez vos droits au chômage, votre couverture sociale et vos cotisations pour la retraite. En cas de développement de l’activité, il vous faudra toutefois opter pour un des statuts décrits plus haut.

Maintenant à vous de choisir le statut qui vous convient le mieux 😉

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